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 Les raffineries !

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MR
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Date d'inscription : 10/05/2007

MessageSujet: Les raffineries !   Ven 12 Nov - 20:12

Pour ou contre une reprise du mouvement de grève dans les raffineries ?



Tel est la question qui est posée ici : http://www.facebook.com/?ref=logo#!/event.php?eid=110169759048629

Citation :
Bonjour à toutes et à tous,

nous sommes beaucoup à penser que le meilleur moyen pour que le gouvernement actuel nous écoute c'est un blocage économique.

Pour cela il y a plusieurs moyens comme le boycoot de certaines marques, ne pas faire ses courses dans les grandes surfaces. Ne pas prendre l'avion, ou le train etc...
...
Maintenant est ce suffisant ?

Nous avons pu voir que le blocage des raffineries et la pénurie a fait tremblé beaucoup de monde la haut. A tel point qu'ils ont fait appel aux crs pour débloquer les raffineries, ce qui n'a pas fonctionné. Ils ont donc demander des citernes à nos amis comme aux belges, qui ont eux aussi bloquer leurs stocks pour pas qu'ils arrivent chez nous.

Les employers des raffineries ont mit en pause leurs mouvements. Nous sommes beaucoup a penser qu'il leur faut du soutient et pas seulement financier.

C'est pour ca que nous vous posons la question maintenant, êtes vous pour ou contre le reblocage des raffineries ?

Etes vous prêt, s'il le faut, a vous rendre (au plus vite) sur une raffinerie, un port, ou un depot de stockage de carburant, pour le bloquer ?

N'hésitez pas a envoyer très largement cet évènement. Merci


Bella ciao :

Pluie de courriers pour les grévistes de l’or noir

de Cécile Rousseau

Du 12 au 29 octobre, les salariés 
de la raffinerie 
de Loire-Atlantique ont mené une lutte historique contre la réforme des retraites. Sous la tente 
du piquet de grève, 
ils ont affiché 
les centaines 
de lettres de solidarité, reçues 
de toute la France, 
un soutien affectif 
et financier 
qui les a aidés.

Sur le parking de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), les pneus enflammés ont disparu, la tente a été repliée. Mais les lettres de soutien aux grévistes continuent de s’infiltrer dans la boîte aux lettres. Près de 350 sont déjà arrivées à bon port. Une chaîne de solidarité unique pour un mouvement historique de plus de deux semaines dans toutes les raffineries de France. Sur la table du local syndical, Christophe Hiou, secrétaire de la CGT, jette un œil aux feuilles de papier, une sélection des témoignages postés des quatre coins de la France. Affichés sous la tente pendant la lutte, ces courriers dorment bien au chaud dans un coffre. « C’est notre trésor de guerre ! », précise-t-il avec affection.

Ses mots de solidarité couchés sur le papier ont fait office «d’assistance émotionnelle», comme il le confie. «Quand je vois ces gens sans revenu, sans boulot qui nous ont écrit et ont donné des chèques, ça me fait toujours quelque chose de les relire. On ne s’attendait pas à en recevoir autant.» Il tend une lettre, celle d’une femme, Marianne, qui vit avec moins de 500 euros par mois et qui trouve le moyen de leur envoyer de l’argent.

Il se souvient d’une autre agrémentée d’un chèque de 500 euros. Le salarié avait choisi de leur céder l’ensemble de ses heures supplémentaires de l’année qu’il avait défiscalisées grâce à la loi Tepa, votée par le gouvernement. «Il disait en gros qu’il valait mieux que cet argent aille au peuple », précise Christophe Hiou, tout en cherchant la lettre dans les tiroirs de son bureau. Un intermittent du spectacle a eu la même idée  : reverser l’intégralité d’une journée de salaire d’un samedi, parce que lui-même ne peut pas faire grève. Entre les lignes, les Français dans l’incapacité de se mobiliser ou dont l’arrêt de l’activité n’a pas d’impact sur l’économie encouragent les grévistes de la raffinerie. Et les reconnaissent comme les fers de lance du mouvement contre la réforme des retraites.

Un chercheur du Mans, excédé, l’écrit bien fort avec son feutre  : «Lorsque je fais grève, le gouvernement et sa clique du CAC 40 s’en foutent et se tapent le cul par terre en riant ! Avec vous, ça sera différent et ils le sentiront passer. Vous avez la main sur la distribution de l’or noir, asphyxiez-les jusqu’à ce qu’ils battent en retraite.» Un couple de retraités de soixante-quinze et quatre-vingts ans des chantiers navals nantais de Dubigeon, fermés en 1987, se rappelle avoir tenu deux mois de grève grâce à la solidarité. Ils ont à leur tour envoyé un pécule aux salariés de Donges. Christophe Hiou est obligé d’admettre leur rôle moteur. «On sent l’espoir qu’ils avaient mis en nous. Beaucoup l’écrivent. Mais du coup, ça veut dire qu’on porte la responsabilité de ne pas avoir continué. On assume, on a décidé d’être en première ligne», précise-t-il, encore éprouvé. À l’origine, la pompe de la solidarité a été amorcée par un enseignant-chercheur de l’université du Mans, comme le raconte le secrétaire de la CGT. «Le 7 septembre, on avait fait une grève de 72 heures, puis de 48 heures le 23 septembre. Un jour, cet enseignant m’a contacté et m’a dit qu’il allait lancer une caisse de solidarité dans sa fac pour nous aider à faire une grève de longue durée. L’appel a été mis sur le site Internet Bellaciao. Ça a fait effet boule de neige, on a reçu plein de courrier. Je n’ai plus jamais eu de ses nouvelles, ni le temps de le remercier.»

Des professeurs dans des écoles à Bourg-en-Bresse, à Lectoure, au Mans... ont aussi fait des collectes. Parfois, les lettres se limitent à quelques savoureux mots jetés sur un post-it. «Je n’ai jamais autant regretté de ne pas être Liliane Bettencourt ou Bernard rnault, bon courage à tous», griffonne un expéditeur. Éric Cristel, délégué CFDT, feuillette le classeur de lettres soigneusement conservé par son syndicat. «On n’a pas reçu de lettre de Fillon, je ne comprends pas», ironise-t-il. Un moment de solidarité reste gravé dans sa mémoire. «Deux dames d’un certain âge sont venues sur le piquet un dimanche après-midi avec un gâteau qu’elles avaient fait. Elles avaient entendu les rumeurs de réquisition des personnels de la raffinerie par les forces de l’ordre et ont proposé de cacher les salariés désignés chez elles ! Elles avaient dû faire la guerre.»

La reprise de la production, le 29 octobre, a à peine freiné le rythme des courriers. Leur tonalité reste bienveillante. «Je vous envoie ce chèque malgré l’issue défavorable pour l’instant. De toute façon, en 2012, tous ensemble, on vire la clique au pouvoir.» Une autre se veut rassurante, presque poétique  : «Ne soyez ni tristes ni amers, votre combat est exemplaire. Toutes les luttes sont difficiles, la vôtre laissera des traces indélébiles, rien n’est fini sauf Sarkozy», signé Lilly, un soutien chaleureux et amical de Lorraine. Une vague de «merci» a inondé la boîte aux lettres des syndicats. «Nous sommes unanimes, sans vous, nous n’aurions pas été aussi loin, vous pouvez être fiers de vous... »

Grâce à cette solidarité épistolaire et financière, les salariés de la raffinerie de Donges ont de quoi couvrir les trois quarts de leurs pertes sur salaire pendant ces dix-sept jours de grève. «Et on n’a pas encore tout dépouillé ! Ça nous a aidés moralement à tenir. Personne pendant l’arrêt de la production n’a jamais parlé de l’aspect financier», rappelle Éric Cristel. Maintenant, le plus urgent est de décider comment répartir l’argent de la caisse. Les syndicalistes se sont engagés à répondre à tout le monde.

Samedi dernier, l’heure était aussi à la préparation de la manif dans le local syndical. «T’as pris les drapeaux  ? » demande Christophe Hiou à un collègue qui décolle pour Saint-Nazaire. Pas encore de post-scriptum pour la mobilisation contre la réforme des retraites.

Donges (Loire-Atlantique), envoyée spéciale.

Chronologie d’une lutte :

Le 8 octobre, l’assemblée générale des salariés de la raffinerie de Donges vote l’arrêt complet des installations pour le 12 octobre.

Le 13 octobre, le dépôt de carburant de la Société française Donges-Metz (SFDM), non loin de la raffinerie, est bloqué par ses salariés.

Le 20 octobre, le dépôt de carburant de la SFDM est débloqué par les forces de l’ordre. Des salariés sont réquisitionnés pour l’approvisionnement des camions-citernes.

Le 29 octobre, l’assemblée générale des salariés décide à 286 voix contre 68 de la reprise de l’activité.

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